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Notebooklm rend ces présentations « vraiment » modifiables

NotebookLM ajoute deux fonctions qui manquaient au quotidien : la révision slide par slide et l’export en PowerPoint (PPTX). Dans les faits, cela met fin au dilemme « tout accepter » ou « tout refaire » quand une seule diapositive ne convient pas.

slide deck

Ce que NotebookLM débloque enfin pour les présentations

NotebookLM est l’assistant de recherche de Google, conçu pour synthétiser des documents fournis par l’utilisateur et en tirer des formats exploitables, dont des présentations. Jusqu’ici, la génération de decks était impressionnante, mais le moindre ajustement finissait souvent dans un autre outil.

La mise à jour apporte deux nouveautés très concrètes.

D’abord, une fonction de révision appelée « Revise », accessible via une icône crayon dans le lecteur de slides. Elle permet de demander des changements en français courant, diapositive par diapositive, puis de lancer une nouvelle génération avec toutes les demandes cumulées ( démonstrations et retours d’usage visibles dans des vidéos de prise en main comme présentation de la révision par slide dans NotebookLM et exemple complet de génération puis retouches ).

Ensuite, NotebookLM propose maintenant l’export en PowerPoint (PPTX) en plus du PDF, via le menu de téléchargement du deck. Cette compatibilité vise clairement les entreprises, où PowerPoint reste le format d’échange standard ( fonctionnalité détaillée par Android Police sur la flexibilité des decks et résumée par Geeky Gadgets sur l’export PPTX ).

Côté disponibilité, le déploiement se fait progressivement, avec un accès arrivé d’abord sur des formules payantes. Des retours indiquent aussi des différences selon le niveau, notamment sur la présence d’un filigrane (watermark) dans certains cas, ce qui compte pour un livrable client.

Réviser slide par slide : utile, mais ce n’est pas un « edit » classique

Le flux est pensé pour l’itération rapide, pas pour la micro-édition au pixel près. En pratique, on ouvre un deck, on passe en mode révision, on sélectionne des slides, puis on décrit les changements attendus. NotebookLM génère ensuite une nouvelle version complète du deck, au lieu de modifier l’original en place.

Ce point change la manière de travailler. On est dans une logique de « versioning » (gestion de versions) : chaque vague de retouches crée un nouveau jeu de diapositives, ce qui permet de revenir en arrière, mais oblige à bien nommer et trier les itérations. Le choix est cohérent avec l’intention produit décrite par plusieurs observateurs, dont The most requested feature of NotebookLM .

Ce que l’outil sait faire est large : réécrire un texte avec un angle plus « coûts », remplacer un visuel, changer une palette, ou demander un tableau comparatif. On peut aussi demander des métaphores visuelles, ce qui marche d’autant mieux que NotebookLM s’appuie sur des modèles de génération d’images ; Google donne d’ailleurs des conseils d’usage et d’optimisation dans son billet sur les decks dans NotebookLM .

Toutefois, deux limites structurantes sont à connaître.

La première : si vous ne demandez une modification que sur une slide, elle ne se propage pas au reste du deck. Pour harmoniser un style, il faut l’indiquer explicitement sur chaque diapositive concernée.

La seconde : comme la révision produit une nouvelle version, il faut relire et valider. NotebookLM signale généralement quelles slides ont changé, ce qui aide à contrôler les effets de bord avant diffusion.

L’export PPTX accélère la circulation, mais les slides restent des images

Sur le papier, l’export PowerPoint (PPTX) est la passerelle attendue : on télécharge, on ouvre dans PowerPoint, on partage en interne, et on présente immédiatement. Pour beaucoup d’équipes, cela évite les conversions et les bricolages.

La contrainte majeure est plus discrète : l’export est « image-based » (export sous forme d’images), c’est-à-dire que les slides arrivent comme des images dans le fichier PPTX, et non comme des objets PowerPoint éditables (zones de texte, formes, graphiques). Plusieurs tests publiés le confirment, notamment l’analyse de Geeky Gadgets et les retours relayés par Android Police .

Conséquence immédiate : c’est parfait pour un livrable « prêt à présenter », mais moins adapté si votre organisation vit dans le cycle « corrige un mot, bouge un bloc, aligne un pictogramme » directement dans PowerPoint. Dans ce contexte, la bonne méthode est souvent de revenir dans NotebookLM pour demander la correction, puis de réexporter.

En dépannage, certaines équipes passeront par des outils tiers pour retrouver de l’éditabilité, par exemple en important dans un éditeur graphique, ou en utilisant une reconnaissance optique de caractères (OCR) (reconnaissance de texte dans une image) pour récupérer du texte. À court terme, cela reste une friction.

Google laisse entendre qu’un export vers Google Slides est dans les cartons, mais il n’est pas encore disponible. Il faut donc raisonner avec ce qui existe aujourd’hui, pas avec la feuille de route.

Des cas d’usage qui passent enfin de la démo au terrain

Pour une personne seule, la chaîne devient plus réaliste : sources → deck → retouches ciblées → diffusion. Le gain ne tient pas seulement à la génération initiale, mais au fait de pouvoir converger vers une version présentable sans repartir à zéro.

Pour les équipes, l’impact est encore plus net. On peut imaginer des modèles réutilisables (plan, messages, structure), puis décliner un même contenu en variantes : une version pour le comité de direction, une version pour le commerce, une version pour la formation interne. Dans ce contexte, la révision slide par slide joue le rôle d’un « poste de finition » rapide.

Côté pédagogie et enseignement supérieur, le changement est similaire : transformer un corpus (cours, articles, notes) en présentation, puis ajuster diapositive par diapositive selon les retours. La valeur est surtout dans l’itération.

Le point clé, pour l’entreprise, est un déplacement du temps passé. On passe moins d’heures à « faire joli » et plus de temps à cadrer le message : fil narratif, hiérarchisation, preuves, et cohérence.

Un mini-playbook pour obtenir des slides utilisables en entreprise

Avant de générer, donnez un brief qui se vérifie : public, durée, objectif, et contraintes de marque. Ensuite, pendant la révision, écrivez des consignes mesurables, et pas des souhaits vagues.

  • Demandez des formats précis : « tableau à 3 colonnes », « 25 mots maximum », « 1 chiffre par puce ».
  • Pour l’harmonisation, listez les slides : « applique ces couleurs aux slides 2 à 10 ».
  • Exigez des éléments contrôlables : sources, définitions, et périmètre des affirmations.
  • Prévoyez une relecture “faits et chiffres” avant export, surtout pour un usage client.

Au final, NotebookLM passe d’un générateur de présentations à un outil de production itérative, ce qui le rend plus aligné avec les usages professionnels. L’export PowerPoint (PPTX) fait gagner du temps de circulation, mais sa nature en images limite les retouches fines. Si l’export vers Google Slides devient réellement éditable, l’adoption pourrait accélérer, à condition de cadrer des standards internes (modèles, sources, validation).

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