Circle to Search

Détecter un spam en 10 secondes avec Circle to Search

Les arnaques par SMS et par image ont changé de visage. Les fautes grossières et les numéros « bizarres » ne suffisent plus pour trier vite.

Dans ce contexte, l’ia rend possible un réflexe simple : vérifier un message ou une capture en quelques secondes, sans cliquer, grâce à Circle to Search (Android) et Google Lens (iOS/Android), puis décider quoi faire.

Ce que l’ia de Circle to Search et Lens repère vraiment

Dans les faits, le besoin est souvent basique : qualifier un message douteux avant qu’un client ou un collègue ne se fasse piéger. Cela vise le hameçonnage par SMS (smishing), les faux avis de livraison, les fausses factures, ou l’usurpation d’un « support technique ».

Le principe est plus simple qu’il n’y paraît. L’outil lit ce que vous lui montrez (texte, logo, adresse web, QR code), puis recoupe avec des informations disponibles en ligne : réputation de domaines, répétitions d’un même texte, pages de signalement, discussions d’utilisateurs.

Ce que l’utilisateur obtient, c’est une synthèse d’indices et de pistes, pas un verdict juridique. L’intérêt majeur est ailleurs : créer un « moment de pause » avant de payer, répondre ou saisir un mot de passe.

À garder en tête : Google explique que ces protections s’inscrivent dans un ensemble plus large de lutte contre les arnaques dans la recherche et le navigateur, avec de l’analyse automatisée à grande échelle ( Google sur ses protections anti-arnaques ).

Déclencher Circle to Search sur Android sans toucher au lien

Pour les équipes, Circle to Search est utile quand un agent voit l’arnaque sur l’écran du client. La condition est d’avoir un téléphone Android compatible, avec la fonction activable par un appui long sur la barre de navigation ou le bouton d’accueil.

En pratique, suivez un enchaînement très court.

D’abord, ouvrez le SMS, le courriel ou le message suspect, mais sans cliquer sur l’adresse web. Ensuite, activez Circle to Search, puis entourez la zone la plus révélatrice : l’adresse web, le nom de marque, la demande de paiement, ou le QR code affiché.

Puis, lisez les résultats comme un enquêteur, pas comme un lecteur pressé. Cherchez un site officiel qui contredit le message, un domaine ressemblant mais différent, ou des signalements récurrents sur des forums.

Pour gagner du temps, entourez l’adresse web complète, pas seulement le nom de marque. Si les résultats sont flous, recommencez avec une phrase clé ou un code de suivi.

Mini-scène fréquente : « Votre colis est bloqué… payez 1,99 € ». Circle to Search fait souvent ressortir des discussions identiques et des avertissements, et surtout un domaine qui imite un transporteur sans être le bon. À ce stade, la bonne action n’est pas « vérifier en payant », mais stopper.

Sur iPhone, passer par Google Lens avec une capture d’écran

Quand Circle to Search n’est pas disponible, Google Lens devient l’alternative la plus universelle. Elle fonctionne sur iOS et sert aussi sur Android quand on préfère garder une trace.

La marche à suivre est fiable, tant que l’image est lisible. Faites une capture d’écran du message, recadrez si nécessaire, puis ouvrez l’application Google et touchez l’icône Lens.

Sélectionnez la capture, lancez l’analyse, puis interprétez les correspondances. Vous voulez voir si l’image circule ailleurs, si le texte est repris mot pour mot, ou si des sources décrivent déjà l’arnaque.

Lens est aussi utile quand l’escroc utilise un faux logo de banque ou un « document » en photo. Une recherche visuelle retrouve parfois la source originale, ou des réutilisations dans d’autres tentatives.

Cas particulier : le QR code d’hameçonnage (quishing). Lens peut aider à comprendre le contexte et à retrouver des signalements, mais il ne remplace pas une vérification du lien de destination avant toute connexion ou paiement.

Interpréter les retours en 30 secondes, sans sur-analyser

Dans les faits, vous n’avez pas besoin d’être expert pour décider vite. Il faut une petite grille de lecture, toujours la même, et une validation « hors bande ».

Regardez d’abord les signaux forts : urgence et menace, action immédiate, demande d’identifiants, paiement inhabituel, adresse web très proche de l’originale, ou expéditeur inconnu.

Ensuite, validez sans utiliser les coordonnées du message. Recontactez l’organisme via son site officiel, son application officielle, ou un numéro déjà connu, comme celui au dos de la carte.

Enfin, combinez recherche et bon sens : tapez le nom de la marque avec « arnaque » et l’adresse web. Si l’alerte est forte, bloquez, signalez, puis supprimez le message.

Si vous avez déjà partagé une information, déclenchez des mesures simples. Changez le mot de passe et activez l’authentification multifacteur (MFA), puis surveillez les mouvements sur le compte.

Au support et à la sécurité, transformer l’outil en routine peu coûteuse

Pour les équipes support, le cas typique est un client qui envoie une capture d’écran. Pour les équipes risques, c’est un tri rapide de « preuves » avant escalade.

L’idée n’est pas de créer un processus lourd. C’est d’ajouter une étape de qualification qui évite des échanges interminables et réduit les faux positifs.

Un schéma simple fonctionne bien : demander une capture sans données sensibles, lancer Circle to Search ou Lens, puis classer le cas. Ensuite, répondre avec un modèle clair : ne pas cliquer, passer par le canal officiel, et signaler.

Pour les entreprises, ce geste ne remplace pas les fondamentaux. Il complète l’authentification multifacteur (MFA), l’authentification des messages basée sur le domaine (DMARC) et la double validation des paiements.

Limites : quand l’ia se trompe, et pourquoi il faut recouper

Toutefois, ces outils peuvent se tromper dans les deux sens. Ils dépendent des sources en ligne, de la fraîcheur d’une campagne d’arnaque, et de la qualité de l’image.

Sur les images et vidéos, les résultats peuvent être incohérents ou contaminés par des pages qui relaient de fausses informations. Une enquête de Full Fact a montré que des aperçus générés pouvaient reprendre des affirmations déjà démenties, selon les contenus retrouvés en ligne ( enquête Full Fact sur les résultats de Google Lens ).

De plus, les faux contenus audio et vidéo (deepfake) restent un point faible. Ces fonctions ne garantissent pas une détection fiable, surtout face à des productions récentes.

Points de vigilance :

  • Ne concluez jamais sur un seul résultat si de l’argent est en jeu.
  • Si l’image est floue, recommencez avec un recadrage ou un autre extrait.
  • Face à un QR code, exigez de voir l’adresse complète avant toute connexion.
  • En cas de doute, validation hors bande obligatoire, via un canal officiel.

Un réflexe simple : Stop, vérifie, confirme

Circle to Search et Google Lens installent un réflexe de vérification rapide, très efficace contre le smishing courant. Ils cassent l’urgence, ce qui suffit souvent à déjouer l’arnaque.

Mais ce n’est pas un bouclier total. La défense fiable reste « en couches » : outils, procédures internes, et hygiène de sécurité.

Pour réduire le risque à coût quasi nul, formalisez un rituel simple : Stop–Vérifie–Confirme. Ensuite, entraînez support et équipes à l’appliquer sur chaque capture suspecte.

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